21.11.2019, 05:30

Manger bio ou manger local: les Neuchâtelois se mettent à table

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Manger bio ou manger local: les Neuchâtelois se mettent à table

Débat Depuis le début 2019, «ArcInfo» explore les solutions proposées par les Neuchâtelois pour mieux vivre et mieux consommer. Les produits locaux et bios ont la cote, mais changer ses habitudes individuelles s’avère parfois compliqué.

Que gagne un producteur bio de la région vendant ses produits sur les marchés du canton? Manger local est-il sensé si cela privilégie l’agriculture conventionnelle? Peut-on manger bio et local sans se ruiner? Ne pourrait-on pas faire fonctionner des tracteurs électriques avec du courant produit par le compost? Ne devrait-on pas mettre des étiquettes sur les produits polluants plutôt que sur ceux produits dans le respect de la nature?

Ce ne sont là que quelques exemples parmi près de 80 questions qui nous sont parvenues en marge d’une enquête en ligne au sujet de l’alimentation des Neuchâtelois. 560 lecteurs y ont répondu. Les résultats complets figureront dans notre édition du 29 novembre prochain.

D’ici là, ils alimenteront le débat qui se tiendra le 27 novembre au Mycorama, à Cernier, lors du premier événement organisé par «ArcInfo» autour de la thématique éditoriale lancée en janvier 2019: «Mieux vivre, mieux consommer».

Débat public

L’événement permettra au public de débattre au sujet d’un aspect fondamental de la vie, en profitant du regard de quatre spécialistes: Fernand Cuche, ancien conseiller d’Etat, paysan écologiste militant; Jérémie Forney, anthropologue à l’Université de Neuchâtel, spécialiste de l’agriculture et de l’alimentation; Yann Huguelit, directeur de la Chambre neuchâteloise de l’agriculture et de la viticulture et Lucien Willemin, auteur de «Tu parles Charles! Manger local, c’est loin d’être idéal».

Comment produire et distribuer une alimentation saine dans le souci d’un équilibre social, environnemental et économique? Les changements éventuels que cela nécessite sont loin d’être évidents. A chaque étape de la chaîne qui transforme les ressources naturelles en biens de consommation, de nombreuses questions se posent.

La série d’articles rédigés à l’enseigne de «Mieux vivre, mieux consommer» a soulevé plusieurs de ces questions, bien souvent grâce à l’engagement d’habitants de la région.

Manger, mais quoi?

Ainsi, certains consommateurs ont choisi de nouvelles formes de consommation, par exemple en se tournant vers les épiceries en vrac ou en réalisant des conserves avec les produits de leur potager. D’autres veulent se passer de viande. Comme l’a montré notre article consacré aux aspirants véganes de la région, la démarche n’est pas évidente.

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D’un autre côté, les agriculteurs bios qui élèvent du bétail dans les pâturages jurassiens soutiennent que leur mode de production est le plus à même de valoriser les herbages. En même temps, celui-ci favorise l’entretien des pâturages, porteurs d’une biodiversité plus importante que les forêts qui les remplaceraient en l’absence de vaches.

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Les spécialistes qui ont été conviés à discuter avec nos lecteurs seront à même de répondre aux questions actuelles sur l’alimentation et la consommation. L’événement a pour vocation de dégager des solutions répondant aux préoccupations du public, avec des propositions individuelles ou politiques en faveur d’une consommation saine et durable. La rédaction d’«ArcInfo» espère aussi en dégager de futurs sujets d’investigation.

Le rendez-vous du 27 novembre est déjà complet. Mais il sera possible de le suivre en direct sur la page Facebook d’«ArcInfo», de revoir les meilleurs moments sur notre site internet ou de lire un condensé des débats dans notre édition tous-ménages du vendredi 29 novembre.


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