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 16.10.2019, 05:30

Que fait vraiment un taxidermiste? Le Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel vous explique

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L'acteur Sacha Dubois est le visage et la voix de cette série de vidéos.

Nature Comment travaille un taxidermiste? Et d’où vient ce drôle de métier qui consiste à donner à des animaux morts une apparence de vie? La réponse dans le dernier volet de «Collections bestiales», la série de vidéos produite par le Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel.

Le saviez-vous: lorsque l’on parle d’animaux empaillés, on fait un abus de langage. Cela fait bien longtemps que le taxidermiste n’utilise plus de paille pour donner une seconde vie aux carcasses qu’on lui amène. C’est l’une des informations qui ressort du dernier volet de «Collections bestiales», les vidéos produites par le Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel.

«Au départ, les animaux étaient empaillés. Le but état de déshydrater le corps un maximum: sans eau, pas d’altération ni d’attaque bactérienne», explique Sacha Dubois, la voix et le visage de la série dans l’épisode mis en ligne il y a une semaine. «On a abandonné cette technique pas toujours très esthétique et précise, pour celle qui consiste à construire une structure ayant la forme de l’animal sur laquelle la peau sera enfilée.»

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Une petite goutte de formol

Aujourd’hui, les techniques varient en fonction de la taille et du type d’animal: laine de bois pour les formes simples et les petites bêtes, plâtre, treillis, charpente en bois, voire polyuréthane pour les spécimens plus grands et plus complexes.

La vidéo détaille le processus pour transformer le cadavre à poils ou à plumes, du dépouillage à l’enfilage. Quant aux animaux à écailles et aux batraciens, on crée une copie en résine grâce à un moule en silicone. Les araignées, larves et autres invertébrés sont séchés ou alors on leur injecte du silicone avec une petite goutte de formol.

Cabinets de curiosités

On a commencé à empailler des animaux au 16e siècle. «On ramenait des animaux exotiques qu’il fallait préserver lors des voyages. C’est à cette même période qu’apparaissent les cabinets de curiosités», raconte l’acteur. L’activité s’est répandue au 18e siècle et est devenue carrément une mode au 19e: «Les animaux étaient alors principalement des animaux chassés et piégés pour être taxidermisés et exposés.»

«A l’époque, on n’avait pas le même rapport à l’environnement qu’aujourd’hui. Jean-Jacques Audubon, l’un des premiers ornithologues occidentaux à étudier les espèces du Nouveau Monde se targuait de tuer des dizaines d’oiseaux lors de ses escapades à des fins scientifiques», peut-on entendre.

Ce n’est que dans les années 1950-1960, avec les premiers efforts de protection de l’environnement, qu’on a limité la taxidermie dans les musées à des animaux retrouvés morts. Au Muséum, le poste est occupé par Martin Zimmerli.


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